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.“ Hier soir, j'ai regardé les étoiles. J'observais la pureté de la lumière éclairant les ténèbres, la plénitude de la lune, & je me demandais ce qu'il pouvait y avoir de plus important dans le monde que la vie elle-même. Je veux dire, chaque instant qui s'égraine, chaque seconde que nous perdons à nous apitoyer sur nos malheurs factices, sont autant de bonheurs que nous laissons choir. Et l'immensité de ciel, la profondeur de ce noir, n'a pas d'équivoque. Il faut y tomber & s'y abandonner entièrement, corps et âme, pour pouvoir en mesurer l'ampleur. Il faut s'y perdre, dans la nuit froide qui vous enveloppe, pour pouvoir se retrouver. J'y ai récupéré une part de moi qui avait disparu depuis bien longtemps. Intacte de candeur, ce morceau va rallumer d'un souffle milles étincelles d'espoir. Redécouvrir ainsi toutes les beautés du monde, les plus simples mais les plus précieuses, savourer chaque filée d'air, chaque goutte de pluie. Et s'émerveiller devant l'aurore, dans son champ cotonneux baigné de rose, perdu entre la terre et le firmament. Partager l'aube avec sa moitié, & s'offrir ainsi un cadeau inoubliable, le souvenir de toute une vie. C'est là l'essence même de l'existence. Mesurer la force, l'immensité de chaque chose, aussi insignifiante qu'elle y paraisse. Prenez les arcs-en-ciels comme une aide pour vous relever de l'orage. Fermez les yeux. Ouvrez-les. Et vivez ! „
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Texte :
S.
✖ Citation :
S.