"  Il n'y a pas de soupirs que l'on puisse oublier. Juste des silences à conserver. "  
 

  "  Il n'y a pas de soupirs que l'on puisse oublier. Juste des silences à conserver. "  ♫
.
.
.

Ma haine est tombée dans cette fosse sentimentale qu'est le manque. Et je m'y perds, et je m'y retrouve dans ce trou trop sombre et trop vide de toi. Et je n'arrive pas à respirer sans toi. Et je peine à avancer sans toi. Et même vivre est douloureux lorsque tu n'es pas là. J'ai du mal à me persuader que c'est mieux ainsi. Que ta présence pourrait rouvrir des plaies qui m'entailleraient le corps et l'esprit. Mais c'est mon c½ur qui souffre et qui suppure. Et cette tempête émotionnelle, ces tourments dévastateurs qui font tourner ma vie comme une toupie déséquilibrée, cette haine qui brûle et qui déchire, ce ne sont que des signaux insensés. Ils tourbillonnent dans leur course folle mais leur nature se perd et s'oublie à mesure qu'ils me marquent de leur empreinte fantomatique. N'es-tu pas tombé, toi aussi, dans le précipice de nos désillusions ? Ne trembles-tu pas au fond de ce trou qui nous glace le sang ? Qui nous terrifie l'âme ?

Je t'entends quelque fois, d'aussi bas que je suis, mais je ne reconnais pas ta voix. Tu me parais si étranger. Pourtant, tu es le sujet de toutes mes peurs. C'est toi, l'origine de ma dérive. C'est toi, mon origine. C'est toi.Toi. Et. Moi.
.
.
.

._______________________________________________________© Texte : S. Citation : S.

# Posté le mardi 01 janvier 2008 17:25

Modifié le samedi 14 novembre 2009 07:13

 
 "  Infliger des souffrances pour sauver le monde, c'est la tâche de dieu pas des hommes. "  
 

  "  Infliger des souffrances pour sauver le monde, c'est la tâche de dieu pas des hommes. "  ♫
.
.
.
.
.
.
.
.






.0
.
.
.
.
.
.

L'encre de mes maux.

# Posté le samedi 08 décembre 2007 16:00

Modifié le samedi 31 octobre 2009 12:27

 
   " Dans leurs cercueils, les cendres des squelettes se rient de nous. " 
 

 ♫   " Dans leurs cercueils, les cendres des squelettes se rient de nous. "
.
.

Hier soir, j'ai regardé les étoiles. J'observais la pureté de la lumière éclairant les ténèbres, la plénitude de la lune, & je me demandais ce qu'il pouvait y avoir de plus important dans le monde que la vie elle-même. Je veux dire, chaque instant qui s'égraine, chaque seconde que nous perdons à nous apitoyer sur nos malheurs factices, sont autant de bonheurs que nous laissons choir. Et l'immensité de ciel, la profondeur de ce noir, n'a pas d'équivoque. Il faut y tomber & s'y abandonner entièrement, corps et âme, pour pouvoir en mesurer l'ampleur. Il faut s'y perdre, dans la nuit froide qui vous enveloppe, pour pouvoir se retrouver. J'y ai récupéré une part de moi qui avait disparu depuis bien longtemps. Intacte de candeur, ce morceau va rallumer d'un souffle milles étincelles d'espoir. Redécouvrir ainsi toutes les beautés du monde, les plus simples mais les plus précieuses, savourer chaque filée d'air, chaque goutte de pluie. Et s'émerveiller devant l'aurore, dans son champ cotonneux baigné de rose, perdu entre la terre et le firmament. Partager l'aube avec sa moitié, & s'offrir ainsi un cadeau inoubliable, le souvenir de toute une vie. C'est là l'essence même de l'existence. Mesurer la force, l'immensité de chaque chose, aussi insignifiante qu'elle y paraisse. Prenez les arcs-en-ciels comme une aide pour vous relever de l'orage. Fermez les yeux. Ouvrez-les. Et vivez !
.
.

._______________________________________________________© Texte : S. Citation : S.

# Posté le dimanche 25 novembre 2007 15:53

Modifié le mercredi 02 septembre 2009 11:43

 
 "  Un monstre est caché dans le placard de mon coeur. "  
 

  "  Un monstre est caché dans le placard de mon coeur. "  ♫
.
Un gout étrange flotte dans ma bouche, une amertume désagréable qui gène mes papilles. Une sensation de malaise m'étreint le c½ur, m'empoisonne de l'intérieur. Je suis en train de perdre mes repères. Je le sais. Je le sens. Un brouillard s'épaissit en moi, recouvre mon monde d'un flou oppressant. Je ne sais plus où regarder pour retrouver ma route. Tout se mélange dans ma tête. Tout me démange dans ma tête. Et autour de moi, je ne vois que du vide. Une obscurité pleine, sans point de lumière pour m'éclairer. Je n'y distingue que de vagues formes, ombres indistinctes d'une sécurité oubliée. J'hurle ma rage envers ces fantômes que je ne reconnais plus. Le monde vient de se renverser, & toutes les vérités s'en voient bouleversées. Il n'y a plus rien de sûr à présent. Plus personne sur qui compter. Je suis seule, face à ce noir étouffant. Et je sens que mon c½ur suinte, que tout dégouline en moi. Que dans cette sombre rivière de terreurs, je risque de me noyer. C'est une triste folie que de se sentir si impuissante face au destin. Tel du sable qui s'égraine entre vos doigts entrouverts, votre vie vous échappe et disparait dans une marée encore plus grande. Et vous coulez. Vous vous sentez glissez lentement, inexorablement, vers ces sables mouvants qui vous attirent et qui vous avalent. C'est ce que je ressens, ivre de désespoir, alors que la raison même me quitte, parce que tout ce sur quoi je comptais vient subitement de disparaitre en m'entaillant de partout. Et cette lente agonie de mon âme, ces blessures suppurantes de perfidie ont un nom : la trahison .
.
.

._______________________________________________________© Texte : S. Citation : S.

# Posté le samedi 24 novembre 2007 17:19

Modifié le mercredi 12 août 2009 11:18

 
   " Et là-haut dans le ciel, la lune fait de l'ombre au soleil. " 
 

 ♫   " Et là-haut dans le ciel, la lune fait de l'ombre au soleil. "
.
.

Je suis un Homme et j'aime une Femme. Et j'aime son odeur qui m'obsède. Et ses gestes qui suivent les miens. Et nos doigts qui s'entremêlent, qui se confondent, qui ne forment qu'un geste d'amour infini. Et son corps, tellement près, telle une promesse à l'Irréel. A l'Eternel. Et nos yeux qui se croisent, qui se parlent & qui ne savent pas mentir. Et la courbe de ses reins, ligne parfaite d'un plaisir secret. Et la forme de sa bouche, véritable appel au pêché. Et cette fossette au coin des lèvres, belle à pleurer. Belle à en crever. Et son regard qui pétille, et ses pupilles dans lesquelles j'aimerai me perdre pour l'éternité. Et cette éternité qui porte Son nom. Et les contours de sa poitrine, l'invisible pointe de ses tétons sous le voile de son haut. Et le rouge de ses ongles, artifice inutile de sa féminité. Et l'incurvation de ses sourcils, qui se haussent légèrement quand elle rit. Et le creux de son nombril, que j'embrasse et effleure du bout des lèvres lorsque le soir vient. Et les lignes de ses cuisses, la finesse de ses mollets, le rebondit de sa croupe. Et la blancheur candide de sa peau nue, sensualité pure, cadeau de l'humanité. Et la mince cicatrice qui barre son épaule gauche comme une imperfection parfaite.
Je suis une Homme et j'aime une Femme. J'aime son être tout entier, dans son ensemble, depuis le début, et à Jamais.
.
.

._______________________________________________________© Texte : S. Citation : S.

# Posté le dimanche 04 novembre 2007 17:15

Modifié le mercredi 12 août 2009 11:19